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Trouble du développement intellectuel
Le trouble du développement intellectuel (TDI), autrefois appelé « déficience intellectuelle », est un trouble du neurodéveloppement. Il associe des difficultés dans les fonctions intellectuelles (raisonner, résoudre des problèmes, planifier, apprendre) et dans le fonctionnement adaptatif, c'est-à-dire l'autonomie dans la vie de tous les jours : communiquer, prendre soin de soi, se repérer, vivre avec les autres. Ces difficultés apparaissent pendant le développement. Son intensité (légère, moyenne, grave ou profonde) se définit selon les besoins de soutien au quotidien, et pas seulement selon un score de QI. Chaque enfant continue d'apprendre et de progresser, à son rythme.
Quelques repères
- Dans le monde, environ 1 % de la population a un TDI (DSM-5-TR). Une méta-analyse de 52 études arrive au même ordre de grandeur, avec des chiffres plus élevés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire (Maulik et coll., 2011).
- Les formes graves concernent environ 6 personnes sur 1 000 (DSM-5-TR).
- En France, le TDI léger concernerait 1 à 2 % de la population, et les formes sévères 3 à 4 personnes sur 1 000 (Inserm, expertise collective, 2016).
- Au Canada, il n'existe pas de chiffre national récent propre au TDI chez l'enfant. En 2022, 1,5 % des Canadiens de 15 ans et plus déclaraient une incapacité liée au développement, une catégorie plus large qui inclut aussi, par exemple, le TSA ou la trisomie 21 (Statistique Canada).
- Les chiffres augmentent jusque vers 15 ans, le temps que les formes légères soient repérées, et le TDI est plus fréquent chez les garçons (Inserm, 2016).
Les signes, selon l’âge
Un signe isolé ne veut rien dire : tous les enfants en montrent certains. Ce qui compte, c’est l’ensemble, la durée, et la gêne au quotidien.
- Acquisitions (tenir assis, marcher, parler) plus tardives que chez les enfants du même âge.
- Langage qui se développe lentement.
- Jeu moins élaboré que celui des enfants du même âge.
- Besoin d'aide prolongé pour les gestes du quotidien.
- Les formes les plus marquées se repèrent tôt ; les formes légères, souvent à l'école.
- Apprentissages scolaires plus lents, dans l'ensemble des domaines.
- Difficulté avec les notions abstraites : le temps, l'argent, les quantités.
- Besoin de consignes simples et d'exemples concrets.
- Ce qui est appris dans une situation se transfère difficilement à une autre.
- Autonomie moindre que celle des enfants du même âge.
- Écart qui se creuse avec les exigences du collège.
- Vulnérabilité dans les relations : difficulté à repérer les intentions des autres, risque d'être influencé.
- Besoin de soutien pour l'argent, les transports, l'organisation.
- Envie légitime d'autonomie et d'être considéré comme les autres ados.
- Temps de préparer l'orientation et la vie adulte : formation, travail, logement.
Des forces à voir, et à nourrir
Chaque enfant est différent : ce sont des pistes, pas des étiquettes.
- Des progrès tout au long de la vie, avec des apprentissages adaptés.
- Des centres d'intérêt et des talents propres à chacun, à observer plutôt qu'à supposer.
- La fierté et la motivation quand on réussit par soi-même, avec le bon soutien.
- Une place à part entière dans la famille, la classe, le groupe d'amis.
Comment aider
- Parler simplement, une idée à la fois, avec des gestes ou des images.
- Découper chaque tâche en petites étapes illustrées.
- Répéter dans des situations variées pour aider à généraliser.
- Laisser faire seul, même plus lentement, pour construire l'autonomie.
- Encourager chaque réussite, même petite.
- S'adresser à l'enfant selon son âge réel, pas comme à un plus petit.
- Des objectifs concrets et adaptés, inscrits dans un projet personnalisé de scolarisation (PPS).
- Supports visuels, manipulation, exemples tirés de la vie quotidienne.
- Consignes courtes, reformulées ; vérifier la compréhension.
- Selon les besoins : AESH, dispositif ULIS, ou unité d'enseignement d'un établissement médico-social (IME).
- Favoriser les temps partagés avec les autres élèves.
- Bilan psychologique : tests d'efficience intellectuelle et évaluation du comportement adaptatif (par exemple la Vineland).
- Consultation médicale et génétique pour rechercher une cause et anticiper certains besoins de santé.
- Orthophonie, psychomotricité, ergothérapie selon les besoins.
- Accompagnement par un CAMSP, un SESSAD ou un CMPP.
- Soutien des parents et de la fratrie : associations, groupes de parole.
Idées reçues : vrai ou faux ?
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Le parcours, où que vous soyez
- Je repère des signes. Mon enfant est gêné dans son quotidien, à la maison ou à l'école. Parfois, ce sont d'autres personnes qui me le signalent : l'enseignant, la famille, un éducateur. Je me renseigne.
- J'en parle à un professionnel. Je consulte mon médecin traitant ou un professionnel de santé pour entamer le parcours. Je choisis le secteur public, privé ou associatif, selon ce qui existe dans mon pays.
- Je démarre les bilans différentiels. Les praticiens explorent toutes les pistes qui peuvent expliquer ce que vit l'enfant, et font les bilans qui répondent à ce qui alerte.
- Je reçois les comptes rendus. Chaque compte rendu m'est expliqué en rendez-vous, avec des mots simples. J'ai maintenant des comptes rendus à disposition, des premières pistes et des réponses.On peut s’arrêter ici.
- Si besoin, je fais valider le diagnostic médicalement. Pour aller plus loin, je consulte un médecin qui s'appuie sur l'ensemble des comptes rendus et valide le diagnostic. C'est seulement à cette étape qu'on parle de diagnostic médical.
- Je poursuis la prise en charge. Le suivi continue autant que nécessaire, dans les domaines concernés, avec des objectifs revus régulièrement avec l'enfant et sa famille.
Où que vous soyez dans le monde, Helpi vous accompagne jusqu'aux comptes rendus. Il ne vous reste qu'à tout valider médicalement et localement, dans votre zone géographique.
Il n’existe pas de questionnaire en ligne pour ce sujet : le repérage passe par le médecin qui suit le développement de l’enfant.
Tous les questionnairesTrouver un professionnelDes outils Helpi pour le quotidien
Gratuits, sans compte, à utiliser à la maison, en classe ou en séance.
- Consigne découpée en étapesColler une consigne : elle est découpée en étapes numérotées et illustrées, à écouter et à cocher.Ouvrir l’outil →
- Phrase en pictogrammesTaper une phrase ou une consigne : elle s'affiche en images pour l'enfant qui ne lit pas encore.Ouvrir l’outil →
- Routines en pictogrammesLes étapes du matin, du soir ou des devoirs, en pictogrammes à cocher.Ouvrir l’outil →
- Compteur de tâches et de réussitesDes compteurs à gros boutons avec un objectif et une jauge : exercices faits, mots lus, comportements réussis…Ouvrir l’outil →
Ces informations aident à comprendre ; elles ne remplacent ni un diagnostic ni l’avis d’un professionnel qui connaît l’enfant.
Sources
Helpi s’appuie en priorité sur les sources et les études canadiennes et anglophones, parmi les plus avancées et les plus à jour sur les troubles du neurodéveloppement.
- Maulik et coll. : prévalence de la déficience intellectuelle, méta-analyse d'études en population (Research in Developmental Disabilities, 2011)
- Inserm : Déficiences intellectuelles, expertise collective, dossier de presse (2016)
- Statistique Canada : Les Canadiens ayant des incapacités liées à l'apprentissage, au développement et à la mémoire, 2022 (Le Quotidien, 2024)
- Statistique Canada : Incapacités liées au développement, 2022 (infographie, 2024)
- Association américaine de psychiatrie : DSM-5-TR (2022)
Mon cerveau à moi
Ton cerveau apprend à son rythme. Certaines choses te demandent plus de temps. C'est normal. Avec de l'aide, tu apprends tous les jours. Tu comptes, comme tout le monde.
Dans ma tête, c’est comme…
Dans ma tête, c'est comme monter un escalier. Certains montent vite. Moi, je monte marche par marche. Et je monte, un peu chaque jour.
Ce que je ressens parfois
- Parfois, les autres parlent trop vite.
- Les longues consignes me mélangent.
- J'aime réussir sans aide.
- Je n'aime pas quand on fait à ma place.
- J'ai envie d'avoir des copains.
Mes super-pouvoirs
- J'apprends un peu chaque jour.
- Il y a des choses que je fais très bien.
- Je ne lâche pas.
- Je sais être là pour mes amis.
Mes astuces
- Je demande : « Tu peux parler plus lentement ? »
- Je regarde les images pour savoir quoi faire.
- Je fais une étape, puis la suivante.
- Je m'entraîne souvent, un petit peu à la fois.
- Je dis quand je n'ai pas compris. C'est permis.
À qui en parler ?
Tu peux en parler à tes parents, à ton enseignant, à ton AESH ou à ton éducateur. Tu peux aussi montrer une image.
